RSD-CLOUD

Virtualisation
et Cloud

CNRS

Action transverse
GdR RSD (Réseaux et Systèmes Distribués)

Ceci est le site d'une action d'animation scientifique du Groupe de Recherche (GdR) Réseaux et Systèmes Distribués (RSD) du CNRS, habilité de 2015 à 2019.

Le GdR RSD est organisé en deux poles : le pole Réseaux des Communications (RESCOM) et le pole Systèmes Distribués. Des actions transverses entre les poles existent, parmi les quelles l'action "virtualisation et cloud" à laquelle ce site fait référence.

Positionnement scientifique de l'action transverse

L’augmentation vertigineuse de la puissance de calcul numérique a depuis une quinzaine d’années favorisé l’émergence rapide de techniques dites de « virtualisation système ». Cette évolution a permis une migration des systèmes d’information depuis les entreprises vers des grappes de serveurs externalisés, appelés dans le jargon technique le « cloud », capables d’offrir des environnements virtualisés (machine virtuelle) en charge d’exécuter les différents services informatiques.
Ce transfert des ressources de calcul et de stockage du physique au virtuel a permis des gains d’espace physique (un serveur de virtualisation peut accueillir plusieurs dizaines de machines virtuelles), des économies d’énergie (en mutualisant les interfaces et le matériel entre plusieurs machines virtuelles) ainsi qu’une plus souple gestion du parc informatique des organisations et des entreprises (avec une infogérance simplifiée par des techniques de contrôle distant des environnements virtualisés).  

Afin de répondre à une demande toujours croissante, les opérateurs de centre de données, principalement les géants américains tels que Google, Microsoft et Amazon, ont progressivement capturé le développement des nuages en centralisant le déploiement des ressources dans peu de sites de très grandes tailles. Toutefois, cette tendance à la centralisation est en train de s’estomper car l’adoption des services « cloud » pour beaucoup d’entreprises nécessite des très hauts niveaux de performance (notamment en latence et en débit) et de fiabilité, des niveaux qui ne peuvent être atteints qu’en rapprochant les centres de données des utilisateurs et donc implicitement en diminuant leur taille. Cette même tendance s’exprime d’autant plus ces dernières années avec la virtualisation non simplement des serveurs délivrant un service à des utilisateurs humains, mais aussi des fonctionnalités réseaux permettant de contrôler et garantir des performances tout au long de la chaine reliant les services numériques aux utilisateurs. De plus, la mobilité des utilisateurs et le développement croissant de nouvelles applications visant les terminaux mobiles (par exemple, les desktops virtuels, la réalité augmenté, le jeu en ligne, etc.) poussent également au  déploiement de ressources de virtualisation dans les réseaux d’accès.
Le déploiement, l’administration et l’utilisation de ces nouveaux types d’infrastructures nécessite une structuration et une amélioration des technologies actuellement disponibles, notamment : la définition de nouveaux protocoles supportant la segmentation des infrastructures et augmentant la « programmabilité » de ces dernières, la conception de protocoles de migration des environnements virtualisés efficaces entre les différents sites géographiques,  la conception d’algorithmes pour un partage équitable ou différencié de la qualité de service, l’optimisation dans l’orchestration des machines virtuelles et des réseaux en tenant compte conjointement des ressources systèmes et  des ressources du réseau physique, l’accès réparti et la synchronisation du stockage entre clusters de virtualisation, etc.

C’est dans cette perspective que l’action transverse « Virtualisation et Cloud » s’inscrit, avec comme objectif l’animation d’une recherche très vive et fortement liée à l’environnement industriel.

Responsables

Adrien Lebre, Inria & Ecole de Mines de Nantes.

Stefano Secci, LIP6

 

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